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La vallée fière de son hôpital

La Charmeysanne Nicole Niquille a mis sa volonté au service des populations démunies de la région de l’Everest. Sa détermination a permis de mener à bien son rojet de construire un hôpital à Lukla, petit village juché à 2800 mètres dans les contreforts de l’Himalaya. Visite guidée à l’occasion d’un récent voyage au Népal.




L’endroit paraît presque familier tant on en a parlé dans les médias. Solidement implanté sur sa colline, le bâtiment de pierre au toit turquoise domine le village et la vallée. Pour le rejoindre, un large chemin pavé s’élève derrière les baraquements des militaires qui surveillent la région et surtout son aéroport. Au sommet de la petite montée, un panneau vert sanitaire annonce qu’on ne s’est pas trompés: Pasang Lhamu-Nicole Niquille Hospital. Derrière un solide portail, l’allée de pavés se poursuit, longée de deux plates-bandes joliment fleuries malgré l’hiver qui s’approche. Au bout du sentier, une pièce vitrée sert de salle d’attente. Une femme en costume traditionnel – chuba de couleur foncée et tablier rayé –patiente avec son fils âgé de deux ou trois ans. L’affluence n’est pas énorme en ce mercredi après-midi. Le lendemain, jour de marché, promet d’être plus animé.

Une propreté suisse

A l’accueil, Rita Doma Sherpa, infirmière originaire de Namche Bazar, un village plus haut perché dans cette vallée qui mène au pied de l’Everest. C’est elle aussi qui fait isiter l’établissement aux touristes fribourgeois curieux de découvrir le fruit de la volonté et de la détermination de l’une des leurs. Mais, pour entrer dans le bâtiment, un impératif: enlever ses chaussures de montagne et enfiler les chaussons fournis. Car, mises à part ses finitions impeccables et sa rationalité, l’hôpital présente une autre caractéristique typiquement suisse: la propreté. Chaque soir, tout est ripoliné dans les moindres recoins. En un mois passé dans ce pays himalayen, il n’y a guère qu’ici qu’on a «senti le propre» en ouvrant la porte.

Soutiens fribourgeois

Salle de consultation, salle des urgences, mini-laboratoire, chambres… Tout a l’air simple, efficace. Derrière la porte du cabinet médical, dans lequel travaille le mé-
decin-chef népalais Ang Tsering Sherpa, une blouse blanche où l’on devine encore une inscription bleutée: Hôpital cantonal de Fribourg. D’autres éléments rappellent les dons et le soutien obtenu ar les fondations Nicole Niquille et Pasang Lhamu – première femme népalaise à avoir atteint le sommet de l’Everest, mais décédée au cours de la descente – a déjà prouvé son utilité. Sans compter les campagnes de vaccination pour les enfants. Organisées le 19 de chaque mois, elles permettent de traiter en moyenne 20 à 25 bébés. Car l’un des objectifs principaux de l’hôpital est de diminuer les taux de mortalité infantile et maternelle, des taux qui figurent parmi les plus élevés de la planète.

Services gratuits
Fierté de l’équipe médicale, la salle d’obstétrique, équipée d’une chaise et d’un éclairage en bonne et due forme, a vu naître 31 petits Népalais depuis l’inauguration de ’hôpital de Lukla en avril 2005. Cela peut sembler peu si l’on considère que le bassin de population susceptible d’avoir recours aux services médicaux compte plusieurs milliers de personnes. Mais les mœurs ne changent pas si facilement. Les femmes continuent d’accoucher à la maison et ne se rendent à l’hôpital que si les choses se passent mal.Parfois, les mères ont jusqu’à cinq jours de marche pour venir jusqu’à Lukla», indique Rita Doma Sherpa. Pour inciter les Népalaises à utiliser les services proposés, les accouchements sont gratuits, tout comme le planning familial. L’équipe médicale espère que le bouche à oreille fasse son travail auprès de la population. Elle donne aussi de nombreux conseils pour que les conditions d’hygiène s’améliorent, notamment au cours des accouchements à domicile. par Nicole Niquille dans sa région d’origine. Sur les murs, à l’inté-rieur comme à l’extérieur, des plaquettes remercient communes et donateurs privés. Beaucoup de noms connus. Dans le jardin situé à l’arrière du bâtiment, une petite haute comme trois pommes se promène, la démarche encore peu sûre. Depuis une dizaine de jours, elle occupe l’une des chambres avec sa maman. Un faux pas l’a fait renverser un liquide brûlant sur une partie de
son corps. L’infirmière s’occupe de changer les pansements et veille à ce que les plaies ne s’infectent pas. Brûlures, coupures, écorchures figurent parmi les accidents les plus  réquents, alors que les maladies portent essentiellement sur les poumons et les intestins. Avec une moyenne de vingt patients par jour, l’hôpital financé

Du Mozart pour Lukla
Ce dimanche, le Chœur de chambre de l’Université de Fribourg et le Chœur de May chanteront ensemble Mozart au profit de l’hôpital de Lukla. Au programme de ce concert, donné en fin d’après-midi en l’église e La Tour-de-Trême: la Grandmesse en do mineur KV 427 et le Regina caeli KV 108. Le chef Pascal Mayer dirigera huitante choristes, parmi lesquels de nombreux Gruériens,ainsi que 37 instrumentistes,dont le Bullois Marc Luisoni,premier violon. Les parties solos permettront aux sopranos Audrey Michael et Valérie Bonnard, au ténor gruérien Bertrand Bochud et au baryton laude Ibrahim de s’exprimer. Ecrite en 1771, le Regina caeli en do majeur KV 108 fait partie des œuvres majeures de Mozart. Il n’avait pourtant que 15 ans au moment de cette composition. Les chœurs y sont accompagnés par un orchestre à cordes au complet. Quelques passages de la soprano solo préfigurent les grands solos de la Grand-messe en do mineur,
interprétée ensuite. Cette œuvre révèle un Mozart magistral, fasciné par la découverte de ses devanciers baroques et par l’art du contrepoint de Jean-Sébastien Bach. La Tour-de-Trême, église, imanche 10 décembre, à 16 h Point de mire bleuté et rassurant, l’hôpital fait la fierté de la vallée. Ici, tout le monde appelle Nicole Niquille par son prénom. Pas un recoin du Khumbu où l’on ne connaisse la Gruérienne. Du coup, on se sent bêtement un peu fier de la connaître. Et surtout on se dit qu’avec de la volonté et de la détermination, on peut réaliser de grandes choses.

Sophie Roulin Pour soutenir l’hôpital: Projet Lukla, UBS Bulle, CCP 80-2-2, numéro de compte 266-308083.M1G 
 
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